Louise-Catherine Breslau, peintre suisse d'origine allemande, a vécu plus de quarante ans avec sa compagne Madeleine Zillhardt. Après la mort de l'artiste en 1927, Madeleine Zillhardt, sa légataire universelle, voulu perpétuer la mémoire de son amie à travers des dons à différents musées ainsi qu'à la construction d'un asile de nuit pour les sans-logis.
Elle fut aidée dans ce dernier projet par Winnaretta Singer, Princesse de Polignac (et héritière des machines à coudre), qui était très liée avec le couple. C'est elle qui imposera l'architecte Le Corbusier pour aménager en asile flottant une ancienne péniche en ciment armé, le Liège, qui croupissait dans le port de Rouen.
Exigence des deux femmes : la péniche porterait le nom de Louise-Catherine.
Et c'est ainsi qu'est inauguré en 1930 cette péniche un peu pataude que bien des parisiens se souviennent avoir vue amarrée au quai d'Austerlitz.
C'est l'Armée du salut qui gérera cet asile jusqu'en 1994.
Il faut imaginer des convois de chalands identiques, chargés de charbon, remontant la Seine de Rouen à Paris. Le lourd volant servait à manœuvrer le gouvernail.
A l'occasion du lancement d'un livre, une exposition consacrée à l'architecture contemporaine est organisée dans notre péniche ; profitons-en !
On ne se croirait pas sur un bateau ; l'environnement minéral (ciment) fait penser à un hangar...
L'exposition ?
Oui, alors, expliquer que la Grande Motte est un modèle d'architecture et Le Corbusier un génie, ça ne va pas être possible !!!
Je suis là pour la péniche.
L'intérieur de la pointe avant du bateau :
Louise-Catherine... Le nom est toujours affiché à la proue du navire mais bien peu de gens savent qu'il est le lointain écho d'une histoire d'amour.
A titre indicatif, voici une vue d'artiste du projet en cours de réalisation... No comment.
L'exposition qui permet de visiter la péniche Louise-Catherine se tient jusqu'au 31 octobre.
Entrée gratuite.
Péniche Louise-Catherine, quai d'Austerlitz, Paris XIII°.





