lundi 30 mai 2022

Un Paris faubourien... rue Daguerre

 C'est entre fromage et dessert qu'il faut  trouver une double porte grise au numéro treize:


Une fois la porte franchie (ouverte en semaine), nous pénétrons dans un autre monde...


Où sommes-nous ?
Une ancienne usine, une ferme, une base sous-marine désaffectée ?



Ici, ça sent bon... Normal, c'est un traiteur !


Une cour de ferme vous dis-je !




Derrière ces murs de briques, la preuve qu'Arte n'est pas qu'une chaîne de télévision !


Dans cette ancienne imprimerie de phototypie Duval rachetée en 1964 par Adrien Maeght (oui, oui, la galerie !), le célèbre galeriste installe toutes les techniques utilisées dans l'imprimerie d'art (eaux-fortes, lithographies, livres d'art, catalogues d'exposition, etc...).
D'autres photos sur le site Riveneuve



Avouez que c'est inattendu !



Voilà, la visite est terminée, Paris est là-bas, derrière la porte !



13 rue Daguerre, Paris XIV°.


Paris: poubelle la ville.

 Sortie du métro Anvers, en plein après-midi. C'est le chemin qu'empruntent quotidiennement des milliers de touristes pour se rendre au Sacré-Cœur...


Merci à Laurence D-J !

Messageries de la gare Saint-Lazare - Citroën garage de l'Europe.

 Marc nous envoie ces photos des anciennes messageries de la gare Saint-Lazare où l'on voyait encore récemment des camionnettes de la Poste.


Ce bâtiment vient d'être magnifiquement restauré... Mais quelle est son histoire ?



En 1886, afin d'accompagner l'extension de la gare Saint-Lazare, il est décidé de construire une vaste halle en surplomb des voies pour abriter le service des messageries en pleine expansion.



Au niveau des voies, est ménagé un espace suffisant pour la circulation des trains tandis que le premier étage - lui aussi équipé de rails - y est relié par deux ascenseurs à wagons
.

Voici une rare photo d'un des ascenseurs à wagons:



Au premier étage, le déplacement des wagons s'effectuait à l'aide de cabestans et de plaques tournantes.




La cheminée de la sous-station électrique installée sur place:


Sur cette photo, on voit que la double halle va presque jusqu'au boulevard des Batignolles auquel elle est reliée par un pont de 30 mètres de long où est située l'entrée du parking aujourd'hui.




Ces installations seront bientôt saturées et le service des messageries émigrera vers la gare de Paris-Batignolles. 


En 1931, André Citroën loue derrière la gare Saint-Lazare l'ancienne halle des messageries des Chemins de fer de l'Etat. Ce bâtiment gigantesque (300 mètres de long et 15000 m2) devient le Palais des Expositions Citroën après trois semaines de travaux menés tambour battant.
Il est inauguré le 30 septembre 1931, à la veille de l'ouverture du Salon de l'Auto.
Le visiteur peut y découvrir toute la gamme Citroën mise en scène avec des mannequins très réalistes. Il dispose aussi d'un bar-salon de thé, d'un cinéma projetant les films Citroën, d'un orchestre ainsi que d'expositions temporaires.



Le magasin de l'Europe fermera ses portes après la seconde guerre  mondiale.
Un parking public occupera la plus grande part des bâtiments côté Batignolles, tandis que la Poste s'installera du côté de la place de l'Europe. 


1 rue de Saint-Pétersbourg, Paris VIII°.


vendredi 27 mai 2022

Histoire du château de Choisy-le-Roi et reconstitution en 3D du domaine ...

Voici probablement le château royal le moins connu de la région parisienne. Qu'en reste-t-il ?
Grâce à ce film, vous comprendrez pourquoi Choisy s'appelle "le Roi" !



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1966 : En train sur la Petite Ceinture

En 1966, embarquez dans ce train-excursion - tracté vapeur - pour un tour de Paris et écoutez les commentaires des voyageurs, d'époque eux aussi...



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Relève de la Garde - Palais de l'Elysée

Cette cérémonie était certes moins impressionnante que celle de Buckingham Palace, mais pourquoi l'avoir supprimée ?



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Vues de Paris en 1961

Une balade en noir et blanc dans un Paris touristique et convenu, mais tellement beau !



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mercredi 25 mai 2022

Deuxième jeu du second quinquennat et premier jeu du ministère Borne.

Un bel escalier orné d'une petite fontaine en eau, joli non ?

Mais où l'ai-je vu ? 


Bonne chance à tous !

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lundi 23 mai 2022

Lanvin

 Et pendant ce temps-là, Marc S. fait ses courses chez Lanvin...


Elle ressemble à ça la porte de votre ascenseur ?




La décoration de l'escalier représente le jardin imaginaire de Jeanne Lanvin.



Dès qu'il a dit qu'il représentait Paris-Bise-Art, Marc se vit ouvrir les portes du salon VIP !



Merci Marc pour ce shoping distingué ! (magasinage pour nos amis d'outre flaque)

22 rue du faubourg Saint-Honoré, Paris VIII°.


Retour sur la question d'Alexis - Faber-Castell

 Dans un envoi récent, notre lecteur Alexis nous avait posé une colle à propos d'un décor somptueux découvert au rez-de-chaussée d'un immeuble du boulevard de Strasbourg.


La seule indication concrète était un chiffre (une année ?) inscrit dans le décor: 1761.
Mais il ne pouvait pas s'agir de la construction de ce magasin puisque l'immeuble n'avait été édifié qu'après le percement du boulevard de Strasbourg en 1853. 


C'est un autre grand cerveau de Paris-Bise-Art qui nous a mis sur la piste de la solution. Voici ce qu'il trouva en feuilletant Le Figaro du 7 novembre 1899: 


Notez bien la date écrite en petits caractères au bas de l'annonce: "fondée en 1761".
Or, ce chiffre est la date relevée par Alexis lorsqu'il découvrit le décor !
Eureka, me dis-je in petto...


Il n'y avait plus qu'à dérouler le fil ainsi trouvé pour confirmer que la marque Faber, devenue Faber-Castell, était bien l'entreprise qui occupa les lieux... 


On trouve même sur le site de l'entreprise une gravure représentant "notre" immeuble; vérifiez, c'est bien celui-là !


Une petite précision cependant à l'attention des rédacteurs du site:
Il semble qu'il y ait une erreur dans la date d'ouverture du magasin car nous avons vu que l'immeuble n'avait été construit qu'en1871.

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Encore une fois, un mystère de Paris a été résolu grâce au talent de nos lecteurs.

Merci à Alexis pour sa question pertinente,

Merci à Fulgence qui nous a mis sur la piste, merci à Matthieu V.

Quand je vous dis que le lectorat de Paris-Bise-Art est le plus cultivé du ouaibe !

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