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vendredi 17 août 2018

Château de Compiègne (6)

Hors Paris

Suite de notre série "Les châteaux de l'été" consacrée cette année à Compiègne.

Nous étions dans les appartements de l'impératrice, restons-y ! Voici la salle à manger de la susnommée:


C'est dans cette pièce au décor "à l'antique" que Marie-Louise prit son premier repas avec Napoléon I° le 27 mars 1810.


Plafond en stuc moulé réalisé par Mongin.



La galerie des chasses

L'ancienne galerie de tableaux de l'impératrice présente aujourd'hui cinq tapisseries provenant de l'appartement de Louis XV à Compiègne.
Tissées aux Gobelins entre 1736 et 1746 d'après les cartons de Jean-Baptiste Oudry, elles figurent les chasses du roi en forêt de Compiègne. Louis XV, grand amateur de chasse, venait en effet à Compiègne chaque été afin de profiter de la forêt giboyeuse.


Dans un souci de bonne conservation des tapisseries, la galerie des chasses est volontairement plongée dans la pénombre.



Ici ce sont les chiens de Louis XV peints par Oudry et Desportes qui sont à l'honneur:


À l'extrémité de la galerie des chasses, on trouve la galerie des cerfs:


On y trouve ce buffet-étuve en acajou, l'intérieur étant garni de plaques de tôle. Sa fonction était de tenir au chaud les plats arrivant des cuisines.


Préparez vos crinolines, nous entrons maintenant dans la salle de bal:


45 mètres de long sur 13 de large, cette galerie fut créée sous le premier empire.



 
Quatre bas-reliefs de Charles-Auguste Taunay ornent les dessus de portes:


Les tympans sont de Girodet:


Après avoir servi de salle à manger d'apparat pendant les "Séries" du second empire, cette galerie servira d'hôpital militaire pendant la première guerre mondiale.


À l'extrémité de la salle de bal, le Salon des Revues lui sert d'antichambre.



Il donne également accès à l'antichapelle et à la galerie Natoire.


à suivre...

jeudi 16 août 2018

Château de Compiègne (5)

Hors Paris

Suite de notre série "Les châteaux de l'été" consacrée cette année à Compiègne.

Nous commençons aujourd'hui la visite des appartements de l'impératrice.

Le salon de "déjeun".
 J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'une faute  d'orthographe sur le cartel, mais il semble que cette curieuse appellation soit la bonne. C'est dans cette pièce intime que la souveraine se faisait servir son premier repas de la journée.


Le métier à broder, la table à dessiner et le chevalet appartenaient à l'impératrice Marie-Louise.


Le salon de thé de l'impératrice (ou salon de musique).


C'est dans cette pièce que l'impératrice Eugénie avait coutume d'accueillir, pour le thé, les invités qu'elle souhaitait particulièrement honorer.


La décoration a été supervisée par l'impératrice elle-même.
Aux meubles de prestige en bois doré, elle ajoute du mobilier contemporain (de l'époque) comme les capitonnés ou les tables gigognes.



La chambre à coucher de l'impératrice:


La chambre à coucher de l'impératrice, telle que nous la voyons aujourd'hui, est celle que connut  l'impératrice Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon I°, lors de son séjour à Compiègne en 1810, à l'occasion de son mariage.




Je suis content de ne pas être impératrice; je ne crois pas que j'aurais pu dormir dans une telle chambre !


Nous voici dans le salon des Dames d'Honneur.
Dans le grand salon de l'impératrice, les sièges sont rangés "à l'étiquette". Le canapé était réservé à l'impératrice (et parfois à l'empereur), les visiteurs ne pouvant utiliser que les chaises et les ployants en fonction de leur rang.
NB: Ici, on parle de ployants. Gardez vos pliants pour le camping !




Notule tristounette: Les sièges ont été couverts d'un brocart tissé à Lyon en 1809, orné de cornes d'abondance en forme de J pour l'impératrice Joséphine. Celle-ci ne vit jamais cet ensemble, Napoléon I° épousant Marie-Louise en 1810.



Le salon des fleurs.


Sous le règne de Napoléon I°, cette pièce servait de salon de jeux, comme l'indique la présence de différentes tables de jeux.
Sous le second empire, ce fut la chambre du prince impérial, fils de Napoléon III.



Mobilier de Jacob-Desmalter. Les sièges sont couverts en tapisserie des Gobelins.


Le salon bleu.
Cette pièce devait servir de salon de présentation à l'impératrice Marie-Louise. On projeta ensuite de l'affecter au roi de Rome, le fils de Napoléon I°.



Le plafond est de Girodet.


Le second empire affecta cette pièce au prince impérial, le fils de Napoléon III.


à suivre...

mardi 14 août 2018

Château de Compiègne (4)

Hors Paris

Nous continuons notre série "Les châteaux de l'été" consacrée cette année à Compiègne.

Ancienne chambre du roi, le Salon de réception est la pièce centrale de l'appartement du monarque. Au premier empire, elle perd sa fonction de chambre pour devenir un salon.


Malgré son "déclassement", elle reste la pièce la plus haute de plafond.


Rappelons que cette pièce, initialement destinée à abriter le pouvoir royal, occupait symboliquement une position centrale sur la terrasse du château dans le grand axe du jardin.


L'ameublement reflète la modernité et la recherche du confort typiques du Second empire, comme les chaises légères et les fauteuils équipés de roulettes:


Novation encore avec ce Confident à gauche (appelé aussi Conversation) et cet Indiscret à droite:



Sous l'ancien régime, à l'instar de Versailles et de Fontainebleau, Compiègne est un lieu d'exercice du pouvoir. La salle du Conseil où nous entrons maintenant en est le symbole.
Au mur, une grande peinture "au jus d'herbe" exécutée aux Gobelins entre 1682 et 1684 représente Le Passage du Rhin.



Cet exceptionnel plateau de table en pierres dures exécuté par la Manufacture des Gobelins fut commandée par Louis XIV.
C'est Napoléon III qui, en 1862, le fit déposer à Compiègne.



Les reflets, ce n'est pas ma faute !


En rupture avec la tradition monarchique, Napoléon I° fait installer sa chambre dans cette pièce.


Homogénéité totale entre le décor et l'ameublement, cette chambre est représentative du goût sous le premier empire.


Le mobilier est l'oeuvre de Jacob-Desmalter.


Le plafond, peint par Girodet en 1822, sera détruit par un incendie en 1919.


Quelqu'un a vu mon plumeau ?


Voici la bibliothèque de l'empereur, situé à la charnière entre les salons de représentation et les petits appartements de l'empereur.
Le bureau mécanique est signé Jacob-Desmalter.


Les livres ne sont pas ceux de l'empereur puisque sa bibliothèque fut dispersée en 1889. La collection actuelle est un dépôt de la Bibliothèque nationale.



Le plafond, dont le médaillon central a été peint par Girodet, devrait bientôt recevoir des soins.


Vous voyez ici les protections indispensables à la protection des reliures, mais ô combien gênantes pour le photographe !



Et ceci conclut notre visite des grands appartements de l'empereur, mais ce n'est pas fini !

à suivre...

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