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jeudi 13 décembre 2018

Vidocq, entre mythe et réalité

Notre envoyé spécial Claude P. nous propose d'aller visiter cette exposition installée à la Préfecture de Police.

















Couic !



Exposition ouverte jusqu'au 23 décembre 2018.
Entrée gratuite.
Préfecture de Police, 1 bis rue de Lutèce, Paris IV°.

mercredi 12 décembre 2018

Hôtel Fieubet

Difficile de retrouver le style simple et classique de Jules Hardouin-Mansart dans cet hôtel "néo-baroque italo-espagnol" surchargé de sculptures en tous genres...
Nous sommes devant l'hôtel Fieubet qui abrite aujourd'hui l'école privée Massillon.


Après divers propriétaires, l'hôtel échoit après 1815 à des industriels raffineurs de sucre. L'hôtel devient usine avec cheminées, chaudières et ateliers installés dans de nouveaux locaux bâtis même dans les jardins à la française !

En 1857, c'est le comte de la Valette qui rachète l'hôtel; c'est lui qui, faisant appel à Jules Gros, rendit à l'ensemble sa splendeur passée, mais au lieu de s'arrêter, continua à surcharger le bâtiment de sculptures, de clochetons, de cariatides, de balustrades et de mascarons qui donnent encore aujourd'hui ce style baroque excessif.

Mais des revers de fortune amenèrent M. de la Valette à abandonner son hôtel qui en plus, fut en partie détruit pendant la Commune.
En 1877, l'école Massillon rachète notre hôtel; elle s'y trouve toujours. 




Les rajouts de Jules Gros.



À l'arrière de l'hôtel, on trouve un grand quadrilatère sur lequel étaient jadis dessinés les arabesques d'un jardin à la française.
Sur cette vue de 2004, on voit la cour de récréation et deux petits bâtiments de plain-pied avec leurs toits de tuiles rouges.


Sur cette vue de 2017, tout a été rasé !
Certains ont même rêvé de réimplanter un jardin à la française...


L'état actuel avec la nouvelle construction:


À présent plaçons-nous à l'intersection de la rue des Lions Saint-Paul et de la rue du Petit Musc.
Voici ce que nous voyions il y a quelques années: un haut mur cachant les petits bâtiments aux toits de tuiles et la cour de récréation. La face arrière de l'hôtel était quasi-invisible. 


Et voici grâce aux travaux la magnifique façade "sur jardin" de l'hôtel Fieubet. Si l'on excepte le clocheton (qui fait partie des rajouts), on reconnaît bien là l'harmonie classique et rythmée de Jules Hardouin-Mansart.


À gauche de la façade, cette échauguette était - dit-on - un oratoire.


Et voici ce que nous voyons maintenant:


J'étais, je l'avoue, assez décontenancé devant l'allure très "Centre Pompidou" de cette bâtisse. Pour tout vous dire, je me suis permis d'interroger le chef de chantier afin d'avoir confirmation que cette... chose était définitive; je pensais que c'était des Algeco de chantier !


Voila donc ce qu'on construit aujourd'hui à Paris, en plein secteur sauvegardé du Marais, devant un hôtel particulier signé Hardouin-Mansart...


L'architecte qui a signé cette horreur et dont je me refuse à écrire le nom habite un immeuble XIX° en pierre et briques tout ce qu'il y a de plus parisien !


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Addendum 13/12/18

Notre lecteur Gaspard Landau nous envoie ceci:
L'école Massillon avait déjà fait preuve de 'modernisme' dans les années 1930 en faisant édifier de l'autre côté de la rue, en face des cages qui occupent désormais la cour, une annexe toute de béton vêtue en lieu et place d'un ancien hôtel.
Sur cette histoire, je me permets de renvoyer sur ce lien: Clic ! 
Allez voir son blog, il est passionnant !

2 bis, quai des Célestins, Paris IV°.

mardi 11 décembre 2018

Destruction du patrimoine au lycée Jacques Decour

Le 15 avril 2016, c'est avec horreur que nous avions découvert les dégâts causés par des gamins qui avaient mis le feu à quelques poubelles le long de la porte du lycée Jacques Decour. Revoyez les images et l'article: Clic !


Vingt mois après, le 14 novembre 2017, nouvel article célébrant la pose d'une nouvelle porte en tous points semblable à l'originale:


Un an après, c'est à dire hier, rebelote:


Ces petites larves dégénérées ont l'air d'être fières de cet incendie puisqu'ils se filment !


Le résultat est là, sous nos yeux... La porte centrale - la plus grande - est brûlée.


N'allons pas être mesquins et calculer le coût d'un feu rouge...


Vue de loin, on pourrait croire que la porte n'a subi le feu que très superficiellement, comme si c'était du noir de fumée...


Mais de plus près, les dégâts sautent aux yeux: le bois a été attaqué en profondeur.


Ce sera à nouveau quelques dizaines de milliers d'Euros à payer. Ce n'est pas grave, ce sont nos impôts !



Des enfants qui brûlent une école, c'est incompréhensible, mais des enfants qui brûlent LEUR école, ça veut dire quoi ?

Lycée Jacques Decour, 12 avenue Trudaine, Paris IX°.

lundi 10 décembre 2018

Le Palais d'Orléans

Construit en 1875 par l'architecte Henri-Joseph Lacarnoy sur l'emplacement d'un ancien marché aux moutons, cet harmonieux bâtiment fut d'abord un Caf'conc' (Café-concert).
Mi-restaurant mi-guinguette, doté de vastes jardins, cet établissement baptisé Palais d'Orléans accueillait noces et banquets dans une ambiance joyeuse.


Wikipedia prétend qu'il y aurait eu en ces lieux un cinéma, mais Philippe Célérier qui sait tout sur les salles de cinéma (allez voir son site: Clic !)  n'en a pas trouvé trace. Je suppose que des projections de cinéma ont peut-être pris place dans la grande salle de bal, mais il n'y avait pas de salle de cinéma à proprement parler.


En 1929, changement de cap ! 
Madeleine Danielou crée ici le Collège Sainte-Marie du Maine, établissement d'enseignement réservé aux jeunes filles. Cette sainte femme, bien que laïque, fondera un certain nombre de collèges et d'écoles. Elle aura six enfants dont un deviendra célèbre non parce qu'il sera élevé à la pourpre cardinalice, mais parce qu'à l'instar du président Félix Faure, il mourra en épectase !  


En 1948, nouveau changement de cap: le Palais d'Orléans devient le siège d'un nouveau syndicat issu d'une scission d'avec la CGT: Force Ouvrière (dont la vraie dénomination est CGT-FO). Il le restera jusqu'en 1995.


Le nom "Palais d'Orléans" figure encore au fronton du bâtiment.



Hélas, aujourd'hui, tout a été converti en appartements et la copropriété ne souhaite pas accueillir de visiteurs. Nous devrons nous contenter de ces quelques photos prises du trottoir de l'avenue du Maine, à travers la jolie grille d'accès !



198 avenue du Maine, Paris XIV°.

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