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lundi 31 octobre 2016

Usine élévatoire de Trilbardou (1)

Et si nous allions à Trilbardou ?
Vous ne connaissez pas ? C'est à trente kilomètres du périphérique, à huit kilomètres de Meaux, mais c'est toujours Paris !
Oui, car nous sommes sur le canal de l'Ourcq, qui prendra le nom de canal Saint-Martin après le bassin de la Villette. Cas unique en France, le réseau de canaux parisiens est la propriété de la capitale. 
Alors, Porte de Pantin, la nationale 3 direction Meaux, c'est tout droit !

Le village de Trilbardou, comme tous les villages de France, a vu son commerce tué par la grande distribution, c'est dire qu'on y trouve peu de vie. Un petit tour en ville nous permet de voir l'église, de l'extérieur car fermée...


Ici une éolienne datant de 1886, inventée par Ernest-Sylvain Bollée


La grille d'honneur du château:


Les communs du château longent les bords de Marne



Bien assis sur sa terrasse et dominant la rivière, l'impressionnant château de Trilbardou est aujourd'hui utilisé par la ville de la Courneuve comme centre de vacances



À quelques centaines de mètres du château, nous découvrons le portail de l'usine élévatoire de Trilbardou


Nous pénétrons dans une vaste cour s'organisant autour d'un palmier (!). Un cadran solaire nous avertit que "les heures passent et nous seront comptées"... ambiance !
NB: J'ai bien observé le cadran solaire; je crois qu'il est en panne !


Une rangée d'arbres nous conduit vers un drapeau français, c'est par là que ça se passe.



Nous voici dans le petit musée tout moderne qui présente au rez-de-chaussée une exposition consacrée au canal dans la grande guerre.
Le portrait qui nous domine est celui du génial ingénieur Alphonse Sagebien



La visite commencera par la projection d'un film


Au fond du musée, une pièce vitrée bourrée d'électronique: c'est la salle de contrôle du canal


Nous grimpons à l'étage


On trouve sur la mezzanine diverses maquettes interactives


Le clou est sans conteste ce long diaporama représentant le canal de l'Ourcq, depuis sa naissance jusqu'à Paris


Regardez bien, on aperçoit la tour Eiffel tout au bout !


Sous un déluge, nous allons voir le barrage sur le bras principal de la Marne. La hauteur de retenue est réglable afin d'assurer à l'usine un débit d'eau satisfaisant.



à suivre...

Blaise Arnold photography

Allez voir le travail de ce photographe pas ordinaire !
L'ambiance, les personnages, le décor... Est-ce réel ? Est-ce une mise en scène ?
Voici quelques exemples pour vous mettre en appétit:
















La série "red lights" est peut-être la plus belle façon de montrer combien les bistrots sont indispensables dans nos villes froides:






Allez voir le site de Blaise Arnold, vous ne serez pas déçus: Clic !

 Merci à Jacques Brice qui m'a fait connaître cet artiste, et découvrez son site par la même occasion. 

vendredi 28 octobre 2016

Meyrowitz - Musée des lunettes

Sous les arcades de la rue de Castiglione, une belle boutique, élégante et discrète à l'enseigne de EB Meyrowitz.


Ambiance chaleureuse, boiseries de 1923


Nous sommes chez un opticien, mais pas n'importe lequel !


Cette maison a une histoire que nous allons découvrir en descendant cet escalier:


Au sous-sol, un espace muséal raconte l'histoire de la maison Meyrowitz qui se confond souvent avec l'histoire des lunettes



Des présentoirs, des vitrines exposent des outils d'opticien, des jumelles et bien sûr des lunettes !


Au hasard des vitrines, vous reconnaîtrez quelques clients prestigieux - et leurs lunettes - comme les Kennedy, Woody Allen, Jacques Chirac ou Jean-Luc Delarue, et même PuYi, le dernier empereur de Chine. 


Ici, Marcel Achard côtoie Sacha Guitry


Plus d'info. sur le site de la maison: Clic !



Ne le dites à personne, mais cet étui à lunettes en fer blanc est un must ! Pour l'obtenir, vous devrez vous inscrire sur une liste d'attente, surtout depuis qu'Inès de la Fressange en a parlé !



Louis-Philippe, malgré d'excellentes lunettes, n'a pas vu arriver la révolution de 1848 !



Meyrowitz fournit également les grands couturiers lors des défilés... Des modèles tout simples !


Connaissez-vous les "goggles" ?
Ce terme qui signifie "lunettes de protection" en anglais est devenu un best seller de la maison Meyrowitz quand, dans les années vingt, ces protections brevetées équipèrent les premiers aviateurs (Lindbergh, Nungesser, Mermoz, Bastié), ainsi que les pilotes automobiles de la scuderia Ferrari comme sur la célèbre affiche de Géo Ham.

Pourquoi l’emblème de l'entreprise est-elle un griffon ?
Emil Bruno Meyrowitz est né en 1852 à Greifenhagen, en Poméranie (alors en Prusse), aujourd'hui Gryfino (en Pologne).
Il a seize ans lorsqu'il part travailler en Russie.
Il a vingt ans lorsqu'il décide de partir pour les Etats-Unis.
Il a vingt-trois ans lorsqu'il s'établit comme marchand ambulant de lunettes dans les rues de New-York.
Il a vingt-huit ans (en 1880) lorsqu'il ouvre son premier magasin à Albany (N-Y).
Dès lors, c'est l'expansion: plusieurs boutiques à New-York et dans les USA, une usine, et le retour en Europe en 1922 avec l'ouverture de la première boutique parisienne.
Mais vous lirez avec intérêt l'histoire de l'entreprise sur le site (Clic !)

Et le griffon dans tous ça ?
Le nom de la ville natale de E.B. Meyrowitz - Greifenhagen - signifiait "le jardin aux griffons" !


OUVERTURES MUSÉE : visite guidée et gratuite
– jeudi 27 octobre 2016 de 10h30 à 18h00
– jeudi 17 novembre 2016 de 10h30 à 18h00
– jeudi 15 décembre 2016 de 10h30 à 18h00
Dates ultérieures: consulter le site. 

Je tiens à remercier tout particulièrement Jean-Manuel Finot, Directeur général, pour son accueil.
Et merci à Marc S. de m'avoir mis sur la piste !

5 rue de Castiglione, Paris I°.

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