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lundi 2 mars 2015

Le gué de Louvres

Hors Paris

Au bout des pistes de Roissy, à l'entrée sud du village de Louvres, en contrebas de la route, se trouve le gué de Louvres, un trésor unique en Île-de-France.


La différence de niveaux provient de la rectification du tracé de la "grande route de Paris" en 1805 ; le gué était auparavant et depuis des temps immémoriaux de plain-pied avec la route.



 En pente douce et intégralement pavé, le gué était alimenté en eau par une source locale, la source Saint-Justin.


                                 

Mais si nous parlons de gué, nous ne devons pas entendre ici l'acception usuelle ( traversée peu profonde d'un cours d'eau ), mais l'abréviation du mot égayoir : endroit où l'on menait les bêtes s'aiguayer... en prenant garde qu'elles ne s'égaillent pas ! ( Il faut bien s'égayer un peu ).

Bon, vous avez compris qu'à l'époque, le soir en rentrant des labours, on baignait les chevaux et les bœufs pour rafraîchir leurs papattes !


 A l'extrémité supérieure, il subsiste deux auges toujours remplies d'eau.


Dans la journée, notre gué était également utilisé comme lavoir par les lavandières.


Rue de Paris, Louvres (Val d'Oise).

4 commentaires:

charlie pierre a dit…

AU Louvre je connaissais Belphégor mais on ne peut pas dire qu'il était gai , il m'a terrifie dans mon enfance

Anonyme a dit…

Une bien jolie " Mise en évidence", merci de nous faire partager cette architecture utilitaire très intéressante.

Dans quelques villages du Loiret, il est possible de voir des installations un peu similaires. Anne

Anonyme a dit…

en Provence certains quartiers s'appellent l'Ayguade , notamment à Hyères

JPD a dit…

On retrouve la racine latine "aqua" qui signifie "eau", tantôt influencée par le francique au nord de la Seine, tantôt influencé par le franco-provençal dans me midi.
En d'autres termes, Aigues-mortes et Morteau, même combat (mais pas même saucisse) !

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