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mercredi 30 octobre 2013

Le cabaret du Père Lunette

Ce très ancien cabaret (au sens de débit de boissons) fut, de 1840 à 1908, un lieu réputé fréquenté aussi bien par des ivrognes ordinaires que par des altesses en goguette (et des femmes de petite vertu).



Depuis 1909, cette boutique fermée servait de réserve aux commerces voisins.
Heureuse initiative en 2007, la boutique est rachetée par la Ville de Paris qui en fera l'Espace commerce culturel, organisme de soutien aux libraires indépendants.


A cette occasion, les peintures murales subsistantes ont été rénovées et on peut désormais les admirer.


A droite avec un drapeau, on reconnait Louise Michel:



Cet homme tend une cuvette à une péripatéticienne:


Le Père Lunette derrière son comptoir:


Ici, un homme du monde propose une pièce d'argent à une dame (mais pourquoi donc ?) alors que derrière lui, un homme tient un couteau à la main...


Si la visite est gratuite, il est difficile de vous indiquer quand la visite est possible; en effet, les horaires d'ouverture sont assez aléatoires, au gré des rendez-vous de la responsable de l'association. Soyez donc opiniâtres ou ayez de la chance !


4 rue des anglais, Paris V°.

lundi 28 octobre 2013

Espace Electra - Sous-station Récamier

Cette ancienne sous-station EdF aurait pu être rasée et remplacée par un bloc de béton... Ouf, la Fondation Electricité de France a fait le choix de la conserver et d'y aménager un espace muséal pour présenter des expositions thématiques (et gratuites).



Il y a deux façons de visiter cet espace. Soit vous êtes technicien ou connaisseur et vous trouverez cela passionnant, soit vous n'y connaissez rien (comme moi !) et vous trouverez cela beau et intéressant.




Vous ne comprenez rien, alors regardez ! 







6 rue Récamier, Paris VII°.

vendredi 25 octobre 2013

Une isba russe à Saint-Cloud

Hors Paris

Cette isba a beaucoup voyagé !
Préfabriquée à Saint-Petersbourg, elle fut transportée en France pour être exposée à l'Exposition Universelle de 1867, au sein du village russe.
A la fin de l'exposition, elle fut remontée avenue de Villiers dans le XVII° arrondissement où elle restera jusqu'en 1884.
A cette date, elle effectuera son dernier (?) voyage pour être installée rue des Ecoles, à Saint-Cloud.
Elle vient d'être entièrement rénovée.






Source: Sur les traces des expositions universelles, Paris 1855-1937 Par Sylvain Ageorges (éd. Parigramme).

15 rue des écoles, Saint-Cloud (Hauts de Seine).

mercredi 23 octobre 2013

Patrimoine parisien: la destruction continue.

Vandalisme, incurie, incompétence, mépris... Quel que soit le terme utilisé, on se dit que les personnes rémunérées au titre du Patrimoine (j'allais dire qui travaillent) à la Ville de Paris mériteraient un licenciement pour faute. Heureux les irresponsables dont le non-travail n'entraîne aucune sanction !

En avril 2010, nous nous étions déjà arrêtés (Clic !) dans le square Anna de Noailles pour admirer le petit bassin en mosaïque bleue et la statue de faune souriant du sculpteur nîmois Marcel Courbier.



En août 2012, un de nos lecteurs - Oderik, que je remercie - nous envoyait une photographie de la statue déjà bien endommagée:


Voici les dernières photos que j'ai prises en juillet 2013:


Le bassin n'existe plus, la statue non plus. Tout a été pulvérisé. Le personnel de la Ville de Paris s'est contenté de remplir le bassin avec les gravas récupérés au fil des mois. On dirait une tombe. Il a fallu trois ans pour que personne ne réagisse.


Aujourd'hui, les mauvaises herbes poussent dans ce qui n'est plus un square mais ressemble de plus en plus à un terrain vague.
Cela me rappelle furieusement la méthode employée place de la République où l'on a laissé à l'abandon les deux squares pour mieux les bétonner...


Lisez cet extrait du site de la Mairie de Paris. 
Non, vous ne rêvez pas ! Ils ont bien osé écrire sans rire qu'ils "assuraient la préservation, la mise en valeur et l'entretien" du patrimoine...
 Il y a 1339 agents à la Direction du Patrimoine de la Ville de Paris. Ils dépensent 77 millions d'euros en fonctionnement (57505 euros par agent et par an) et 112 millions d'euros en investissement (source Mairie de Paris).


Square Anna de Noailles, 46 boulevard de l'amiral Bruix, Paris XVI°.

lundi 21 octobre 2013

Du Petit-Ramponneau à la Galerie Lallemand - Un passage oublié...

Le Petit-Ramponneau était un célèbre restaurant-cabaret-guinguette installé depuis 1790 à l'extérieur de la barrière de Rochechouart, au niveau des numéros 1 à 5 de la rue de Clignancourt. 
Quand le propriétaire - Monsieur Nicollet - mourut, c'est son neveu - Monsieur Lallemand - qui hérita.
En 1856, à cent mètres à peine, la construction Hors des barrières du "Palais de la Nouveauté", plus connu par la suite sous le nom de "Grands Magasins Dufayel", donna au quartier un  essor foudroyant. L'annexion des quartiers périphériques en 1860 et le développement des transports en commun firent le reste.
Fini le Petit-Ramponneau ! Monsieur Lallemand lotit ses terrains et construit de beaux immeubles ainsi que de nombreuses boutiques.

La Galerie Lallemand, bien dans l'esprit des passages parisiens, allait de la rue de Clignancourt (n°5) à la rue d'Orsel (n°4 bis).

Le dernier plan de Paris sur lequel elle figure date de 1910; sa fermeture est probablement intervenue peu après (1914 ?).


Je suis désolé de devoir afficher ici une photographie où l'on voit côte-à-côte deux des pires symboles de la malbouffe, mais en regardant le kebab (boutique rouge), on voit qu'il est encastré dans l'ancienne entrée de la galerie. Lorsque la porte arrière est ouverte, on peut voir le passage à travers la boutique.


Comme tous les passages, celui-ci était protégé par une verrière; elle a disparu.


On imagine  les boutiques bien alignées, rythmées par des colonnes en stuc.



L'angle du passage est marqué par une élégante rotonde aux colonnes composites



L'accès rue d'Orsel a conservé ses grilles


Note: Selon les sources, le mot Lallemand est orthographié de différentes façons (Lalleman, Lallemand, Lallemen, Lallement).

5 rue de Clignancourt et 4 bis rue d'Orsel, Paris XVIII°.

vendredi 18 octobre 2013

Georges Brassens rue Santos-Dumont

Après avoir vécu depuis 1944 impasse Florimont (Clic !), Georges Brassens s'installe en 1969 au 42 rue Santos-Dumont. Il y restera jusqu'à sa mort en 1981.



A deux pas, rue Castagnary, un mur peint par Filip Mirazovic où l'on reconnaît un Brassens plus vrai que nature:


Vous ne connaissez pas Brassens ? Ecoutez le !


Georges Brassens - La mauvaise réputation (live) par vodka33

mercredi 16 octobre 2013

Cadran solaire rue de Richelieu

L'immeuble du 15 rue de Richelieu a été habité par Jules Grévy. Et alors, me direz-vous ? Entrons néanmoins (digicode tolérant en semaine).


L’exiguïté de la cour ne nous autorise pas un recul suffisant, mais si nous levons la tête vers le mur nord, nous découvrons un magnifique cadran solaire en fonctionnement !




15 rue de Richelieu, Paris I°.

lundi 14 octobre 2013

Les miséricordes de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais

Située à deux pas de l'Hôtel-de-Ville, l'église Saint-Gervais-Saint-Protais mérite une visite pour bien des raisons.


Si vous la visitez, n'hésitez pas à pénétrer dans le chœur et à vous pencher sur les miséricordes*.

* Miséricorde: Console placée sous le siège relevable d'une stalle d'église et servant, quand ce siège est relevé, à s'appuyer tout en ayant l'air d'être debout.


Datant du XVI° siècle, elles racontent la vie du quartier avec beaucoup de pittoresque et d'impertinence.









13 Rue des Barres, Paris IV°.