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vendredi 30 novembre 2012

Le marché de la Madeleine - Le Palacio de la Madeleine

Nous sommes tous passés rue Tronchet sans prêter attention à ce passage bizarrement nommé "Marché de la Madeleine"...


Regardez cette curieuse plaque annonçant un "centre d'alimentation". Qu'est-ce ?


Entrons !


Au fond du passage, une bifurcation: nous allons vers le marché


Après un morne couloir, surprise ! Nous sommes dans ce qui reste du marché de la Madeleine, avec ses échoppes typiquement années trente.



Hélas, plus d'andouillette, de boudin ou de rillon, tous les commerces sans exception sont désormais des restaurants asiatiques... Si l'on regarde les devantures, on voit encore les vieilles enseignes: ici une charcuterie, là une crèmerie...



Ces photos ont été prises en milieu de matinée, mais dès midi, les grandes tables sont prises d'assaut; on se croirait à Hong-Kong.


L'accès rue de Castellane


Ce passage, ce marché et les immeubles de bureaux environnants font partie du "Palacio de la Madeleine". Cet ensemble d'immeubles fut construit en 1930 sur l'emplacement d'un des  marchés les plus achalandés de Paris détruit en 1920. D'une surface de 4600 mètres, il possédait trois entrées: Place de la Madeleine, rue Tronchet et rue de Castellane (source Jacques Hillairet).

11 rue Tronchet, Paris VIII°.

mercredi 28 novembre 2012

Le Passe-Muraille

"Il y avait à Montmartre un excellent homme nommé Dutileul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé".
En relisant l'oeuvre de Marcel Aymé, vous penserez au Passe-Muraille que l'acteur-sculpteur Jean Marais a immortalisé en 1989. Il faut dire que tous deux habitaient à deux pas. 


Saviez-vous que l'avenue Junot qui vient buter contre cette muraille, était initialement destinée à continuer tout droit pour atteindre le Sacré-Coeur en rasant tout sur son passage ?




Jean Marais a donné au Passe-Muraille les traits de Marcel Aymé



Là où se termine l'avenue Junot et ou commence la rue Norvins, cette esplanade se nomme désormais... place Marcel Aymé. (Paris XVIII°).

mardi 27 novembre 2012

Musée des Traditions de la Garde Républicaine

C'est un petit musée inconnu et gratuit qui vous fera survoler l'histoire de la Garde Républicaine de 1802 à nos jours. Il est installé dans le quartier des Célestins.


Héritier lointain du guet royal créé par Saint-Louis, ce corps d'élite sera rattaché à la Garde municipale de Paris. Différents soubresauts (Gendarmerie impériale, Garde Royale, etc...) aboutiront à la création de la Garde Républicaine en 1848.






Les visites sont réservées aux groupes, mais à certaines occasions, des opérations portes ouvertes sont organisées (Nuit des musées, Journées du Patrimoine, etc...).




18 boulevard Henri IV, Paris IV°.

lundi 26 novembre 2012

La fontaine aux chevaux du square Henri Collet

Quel rapport entre des chevaux alignés comme au départ d'une course et ce square dédié à un musicien français peu connu  ?
Aucun ! 


Ce square n'a pris son nom actuel qu'en 1993; il se nommait auparavant "Square du pré aux chevaux", du nom d'un vague lieu-dit existant depuis des lustres dans le secteur (une rue homonyme existe aussi à deux pas).



A noter pour les amateurs: ce jardin est planté d'une belle variété de plantes exotiques


Square Henri Collet, 22 rue Gros / 15 rue la Fontaine, Paris XVI°. 

vendredi 23 novembre 2012

Hôtel des Menus Plaisirs - Versailles

Hors Paris

Cet hôtel fut construit en 1741 pour abriter les accessoires des jeux et des spectacles de la cour. Il héberge aujourd'hui le Centre de Musique Baroque de Versailles.


L'entrée principale sur l'avenue de Paris donne sur la cour basse utilisée aujourd'hui comme parking...
Mais gagnez le bâtiment principal et grimpez l'escalier...


Vous vous retrouvez dans la cour haute, donnant sur la rue des Etats Généraux.


Ce nom vous dit quelque-chose ? C'est normal car c'est ici, dans cette cour servant à la récréation des élèves du Centre de Musique Baroque de Versailles, que se tinrent en 1789 les Etats Généraux qui marquèrent le début de la Révolution française.



Les traces visibles au sol sont les bases de la construction temporaire construite d'abord pour accueillir l'Assemblée des Notables, puis les Etats Généraux. Sur les gravures d'époque, le cadre somptueux n'est en réalité qu'un décor de théâtre plutôt réussi !


Pour mémoire, c'est ici que seront abolis les privilèges et que sera adoptée la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

                                                                                         Image B.N.

22 avenue de Paris, Versailles (Yvelines).

jeudi 22 novembre 2012

Les jardins des moines de Picpus de Belleville

Derrière un porche peu engageant, se dissimule un petit miracle: un lotissement à taille humaine.


Jusque dans les années soixante-dix, des jardins et quelques baraques formaient une zone qu'on appelait encore "les jardins des Moines de Picpus", deux cents ans après la disparition du couvent !


Nous étions en effet sur un terrain ayant appartenu avant la Révolution au "Couvent des Moines de Picpus de Belleville", et qui s'étendait jusqu'à la rue des Rigoles.




C'est sans doute à la fragilité des sols que nous devons d'avoir échappé à la voracité des bétonneurs, tant mieux !



160 rue de Belleville, Paris XX°.

mercredi 21 novembre 2012

Henri IV, Roi de la France !

Sur les 51 240 titulaires appointés par le budget parisien, sur les 1373 agents travaillant à la Direction de la Voirie et des Déplacements, y a-t-il quelqu'un qui parle français ?


Note à l'attention de nos lecteurs non francophones: en français, on dit "Roi de France" et non "Roi de la France".

Note à l'attention de la Direction de la Voirie de la Mairie de Paris: Vous pouvez lire la note à l'attention de nos lecteurs non francophones...

Cette plaque se trouve quai Henri IV, à l'angle de la rue Agrippa d'Aubigné, Paris IV°.

mardi 20 novembre 2012

Maison de passe "Aux Belles Poules" - Rue Blondel

Regardez cet immeuble au 32 rue Blondel; entièrement recouvert de carrelages, un rez-de-chaussée brun... rien de spectaculaire. Cependant, un détail nous met la puce à l'oreille: avant-guerre, un gros numéro était le signe de reconnaissance d'une maison de passe.


Si nous le demandons gentiment à la charmante secrétaire travaillant dans la boutique vitrée à gauche, nous pourrons entrer dans ce qui fut naguère le bordel "Aux Belles Poules".


Rien de très spectaculaire; seul un grand portrait en mosaïque trône dans l'entrée, et la cage d'escalier a conservé une certaine classe. La plupart des autres mosaïques au décor trop évocateur ont été recouvertes (et protégées) par des boiseries dans les bureaux.




Vous ne pourrez donc pas voir ce couple:


Ni utiliser ce jeton !


Je déconseille cette visite aux abstinents car si les maisons sont vraiment closes depuis la loi de Marthe Richard, la prostitution est toujours active de nos jours, mais dans la rue !

32 rue Blondel, Paris II°.